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Le phare de la Vieille,
au large de la Pointe du Raz
Le
phare de la Vieille, est automatisé et télécontrôlé depuis Sein. (Etablissement de signalisation maritime n°700/000)
Il
est situé à l'ouest de la pointe du raz (commune de Plogoff) et appartient à l'Etat.
Sa construction date du 4ème quart du 19ème siècle, année 1887. Il a été conçu
par Monsieur FENOUX, ingénieur
en
chef des ponts et chaussées.
Les travaux de construction du
phare furent menés à partir de l'île de Sein.
Ci-dessus, vue du phare, par temps calme et ensoleillé. Les 2 photos ci-dessous, tirées,
par temps brumeux, depuis le bateau Cap Sizun, lors d'une balade
vers l'île de Sein, nous présente le phare de la Vieille et à droite, l'avancée
de la pointe du raz.
La roche de la
Vieille ne peut être accostée que par sa face nord, en morte-eau, en raison des
très forts courants. Elle émerge de 14 mètres, au-dessus de la plus haute mer.
Sa largeur est de 20 mètres et sa longueur de 50 mètres.

La
commission des phares lors de sa séance du 30 novembre 1861 insiste sur la
nécessité absolue d'établir un feu sur le rocher de la Vieille, mais les crédits
sont insuffisants à l'époque pour envisager un tel chantier. Dix ans plus tard
le projet est repris mais le Directeur du Service des phares reconnaît que la
"construction d'un phare sur la Vieille est ajournée à un avenir plus ou moins
éloigné et les difficultés mieux connues de l'accostage peuvent même faire
prévoir un abandon du projet", Paris, le premier juin 1872. La Commission des
Phares réunie le 14 janvier 1873 confirme cette opinion et conclut que "les
difficultés exceptionnelles que présente cet ouvrage obligent à ajourner
l'exécution" surtout en présence des travaux analogues entrepris sur la roche d'Ar-Men. Les travaux sont commencés dès 1879 sur la roche Gorlebella d'après
certains, en 1881 d'après d'autres sources, sous la direction de M. FENOUX,
ingénieur en chef des ponts et chaussées. Un crédit de 100 000 francs est voté
en avril 1882. La date de fin des travaux, 1887, est portée sur la tour.
- 15 septembre 1887 : allumage au sommet d'une tour rectangulaire de 24 m de
hauteur
- 15 novembre 1913 : signal de brume
été 1926 : installation d'un nouveau système de relève des gardiens par
débarquement à chariot Temperley
le 21 janvier 1944 : le feu est évacué
- il n'est rallumé que le premier juin 1945
le 14 novembre 1995, Noël Fouquet, Jean Donnart, Michel Rozenn et Guy Lasbleiz
passent leur dernière nuit sur le phare avant l'automatisation.
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Description
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Description architecturale :
Hauteur au dessus de la mer : 33 m.
Taille générale : 26,90 m.
Hauteur focale 23,90 m.
Tour
carrée demi-cylindrique au Nord s'élargissant vers la base réalisée en granite
de kersanton en moellon enduit avec une base en pierre de taille à bossages et
encorbellement sur corniche à
modillons supportant une balustrade en pierre de
taille. La lanterne est couverte d'un toit bombé en zinc, le phare proprement
dit d'une terrasse. Un escalier indépendant en béton à deux volées à retours
permet le débarquement sur une plate-forme desservant le phare.
- Description technique :
1ère optique : 1887: feu fixe, secteurs blancs rouges et verts, focale 0,50 m.
Autres optiques :
1898: feu
fixe, secteurs blancs, rouges et verts, focale 0,50 m à occultation toutes les 5
secondes.
1904 :
Renforcement du brûleur.
1939 : feu à
occultations (2+1) toutes les 12 secondes, 5 secteurs blanc, rouges et verts.

Combustibles :
Huile
minérale : 1887.
Vapeur
pétrole : 1898.
Automatisation : 1995.
- Etat actuel : Lanterne Ø 3 m. Feu fixe à occultation.
Optique d'horizon au 4/5 de 0,50 m de
focale.
Lampe halogène 250w. Feu à secteurs blancs-rouges et verts à 2+1 à occultations toutes les 12 secondes. Portée
18 milles.
Aide sonore Vibrateur ELAC-ELAU 2200. : 2+1 sons toutes les 60 secondes.
Source : base Mérimée Ministère de la culture
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